V&A | David Bowie is…

V&A | David Bowie is…

commenter l'article ...

“All art is unstable. Its meaning is not necessarily that implied by the author. There is no authoritative voice. There are only multiple readings” – D.B (1995).

——

Comment ne pas mentionner Mr David Bowie en ce début d’année 2013. Un hommage aux JO l’été dernier, un nouvel album inattendu après 10 ans d’absence, une rétrospection au Victoria & Albert Museum de Londres, y’a pas de doute c’est bel et bien SON année.

Cette exposition, justement, j’ai eu la chance d’y pénétrer une semaine après son ouverture (cf. merci Clem!), le temps de 2h30, et je dois avouer qu’après avoir passé le panneau ‘exit’,  j’avais déjà envie d’y retourner.

C’était un pari risqué et ambitieux de la part du V&A de vouloir et surtout pouvoir condenser en quelques pièces la vie d’artiste et d’homme, le génie et la culture de Bowie. Pari réussi.

Conçue autour de 19 axes principaux, “David Bowie is” nous raconte l’histoire du personnage à travers quelques dizaines de costumes, des films, photos, décors ainsi que d’autres objets tels que des storyboards (conçus par D.B lui-même lorsqu’il travaillait pour une agence de pub), des partitions musicales, paroles et son journal personnel.

L’expo révèle d’où il puise son inspiration, sa passion pour la culture tibétaine et bouddhiste, et explore ses procès créatifs et à son tour, son influence sur notre monde.

De 10 à 77 ans, le créateur de Ziggy Stardust fascine depuis ses débuts plusieurs générations et “en forgeant publiquement son propre chemin, nous montre que nous sommes libres d’être qui on veut et ce que l’on veut”.

David Bowie is a face in the crowd.
David Bowie is not David Jones.
David Bowie is crossing the border.
David Bowie is floating in a most peculiar way.
David Bowie is thinking about a world to come.
David Bowie is using machine age knife magic.
David Bowie is a plagiarism or revolution.
David Bowie is never a loss for words or poses.
David Bowie is taking advantage of that the moment offers.
David Bowie is making himself up.
David Bowie is surprising himself.
David Bowie is moving like a tiger on vaseline.
David Bowie is a picture of the future.
David Bowie is watching you.
David Bowie is wearing a mask of his own face.
David Bowie is saying you’re wonderful give me your hands.
David Bowie is quite aware of what he’s going through.
David Bowie is wearing many masks.
David Bowie is where we are now.

David Bowie – Where are we now

Image de prévisualisation YouTube

On apprend ainsi que David Robert Jones, né le 8 Janvier 1947 à Brixton (Londres) changera son nom en 1965 pour se distinguer de Dave Jones du groupe The Monkees et qu’il tirera cette inspiration de James “Jim”, héros du film “The Alamo” (1960) et de son couteau à double tranchant nommé “Bowie”.

“Space Oddity’ trouvera également son origine dans un film, un classique : “A Space Odyssey” de Stanley Kubrick et sera son single le plus vendu, notamment suite à son utilisation par la BBC pour illustrer les premières images provenant de la mission lunaire Apollo 11, lancée le 21 Décembre 1968. Les paroles y prenant ainsi tout leur sens : Planet Earth is blue And there’s nothing I can do. Belle coïncidence.

Quant à la mise en scène de la tournée de “Diamond Dogs”, elle sera inspirée par le très connu “1984″ de George Orwell qu’il voulait adapter en comédie musicale mais pour lequel il n’obtiendra jamais les droits.

David Bowie – Space Oddity

Image de prévisualisation YouTube

Mais David Bowie c’est aussi (forcément) des passages sombres. Une addiction à la cocaïne, qui le conduira en Allemagne et plus précisément à Berlin en 1977. Lieu d’évasion et de cure anti-drogue, il y composera et enregistrera l’un de ses meilleurs albums : Heroes.

35 ans après, c’est une Allemagne réunifiée qui l’accueillera de nouveau pour la création de “The Next Day” et qui inspirera cette pochette iconique recouverte d’un carré blanc, évoquant le temps qui passe, ainsi que l’esprit de la bonne pop du moment et l’oubli ou l’effacement du passé.

Enfin, ce nom, “Bowie” est aussi et surtout une “industry on his own” voire presque une doctrine. C’est une tendance, un empire, auquel bon nombre d’artistes y voue un culte que ce soit dans le monde de la mode, de la musique ou du design. Brian Molko, leader de Placebo en fait notamment parti.

Placebo (Ft. David Bowie) – Without You I’m Nothing

Image de prévisualisation YouTube

David Bowie est donc ‘where we are now’. C’est un musicien, un acteur, un extrémiste, un artiste et surtout une inspiration. Et comme l’aura si bien dit Tony Parsons en 1993 : “Nobody comes close to Bowie. Nobody never will”.

“David Bowie is” – V&A Museum
23 Mars – 11 Août 2013
http://www.vam.ac.uk/

Article rédigé par Florie Lhuillier | le 31 mars 2013

Commentaires :

Commentez sur mixedtape