Eddie Vedder, Live at HMV Hammersmith Apollo – London

Eddie Vedder, Live at HMV Hammersmith Apollo – London

commenter l'article ...

Un peu à la bourre, je me précipite dans la salle. Pas un bruit… le public s’avère scotché par la 1ère partie. Un homme, une guitare et des sonorités folk, ce n’est autre que l’irlandais Glen Hansard, auteur du superbe album ‘Rhythm And Repose’.

Le 1er acte s’achève, ça se lève, ça papote et ça boit des coups. Pendant ce temps des techniciens en blouse blanche lèvent le voile sur les futurs instruments utilisés, faisant tomber le drap qui les recouvraient : un piano, plusieurs guitares (folks ou électriques),  un orgue, une grosse caisse, des coffres, une étrange bobine de film enregistreuse… et bien sur les fameux ukulélés.

‘Le ukulélé est à la guitare ce que le string est au caleçon’

20h55, le rideau se lève, laissant place à une image d’un vieux mais charmant pâté de maison en brique rouge puis Eddie Vedder fait son entrée. Seul, sa guitare électrique en mains, il entame par deux reprises très grungy : ‘Walking the Cow’ de Daniel Johnston et Trouble de Cat Stevens.

Un peu dans le coltard, il nous raconte ensuite l’histoire d’un mec qui se réveille, apercevant deux mecs à gauche et à droite de lui, un oreiller la main… Il se serait donc assoupi avant de monter sur scène…

Il enchaîne ensuite avec des titres plus doux, plus sombres (Can’t keep, sleeping by myself, Without You, More Than You Know de Vincent Youmans, Broken Heart, I am Mine) tout en continuant à nous faire part de ses idées ou rêves étranges.

Brain Damage des Pink Floyd, l’emblématique Dead Man, Elderly Woman Behind the Counter in a Small Town, Setting Forth et Far Behind furent aussi de la partie, entre coupées par des passages furtifs de ses deux petites filles.

Puis le décor change, les vieux buildings laissent place à une tante remplie de bagages. Une invitation au voyage ? Dans le mile ! Eddie Vedder livre ainsi ‘Guaranteed’, ‘Rise’ et ‘Long Nights’ qui figurent sur la BO d’Into the Wild puis enchaine avec une reprise de Cat Power Good Woman, Better Man, Porch & Lukin de son groupe et un superbe titre des Beatles que l’on n’entend pas assez ‘You’ve got to hide your love away’ - réarrangée avec un harmonica, lui donnant ainsi une touche Dylanesque.

Can’t Keep

Image de prévisualisation YouTube

Ukulele Songs - A short film by Danny Clinch

Image de prévisualisation YouTube

Entre puissance et vulnérabilité

1er rappel au bout d’une heure puis les notes d’Unthought Know résonnent…la salle tremble, suivies de l’envoutante Society, Sleepless Nights des Everly Brothers, Falling Slowly de The Swell Season, Open All Night du ‘Boss’ Springsteen, The End et Arc. Assurément mon passage préféré.

Society (Water on The Road)

Image de prévisualisation YouTube

Apres un 2e rappel il reviendra de nouveau accompagné de Glen Hansard, tous deux vêtus d’une blouse blanche, ils finiront le set avec ‘Hard Sun’, sur un fond bordé d’une mer bleu azur et aspergé de fumée filmographique.

Meneur de Pearl Jam, le public n’était pourtant pas là pour cette facette ce soir mais bel et bien pour sa générosité et son timbre de voix certes un peu nasillard mais si particulier. Et c’est tant mieux.

Site Officiel: http://eddievedder.com/

Crédit photo: http://www.melodicamente.com

Article rédigé par Florie Lhuillier | le 7 août 2012

Commentaires :

Commentez sur mixedtape